Lieux et horairesTarifsOrganisation du cours
  • Gymnase Cour des Lions, 9, rue Alphonse Baudin, 75011 – Métro ligne 9 Saint-Ambroise, ligne 8 Saint-Sébastien-Froissart:
    • Lundi: 18h30-20h
    • Lundi: 20h-22h
    • Vendredi: 20h30-22h30
  • Gymnase Georges Rigal, 115, boulevard de Charonne, 75011 – Métro ligne 2 Alexandre Dumas:
    • Samedi: 9h30-11h

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  • 180 euros par an (plein tarif); 120 euros par an tarif réduit (moins de 18 ans, étudiants, chômeurs, RSA, retraités)

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Tous les cours sont dédoublés entre pratiquants de canne et de bâton. Pour les débutants, tout le matériel est fourni.

On aime

  • Deux disciplines ludiques et accessibles à tous
  • Frédéric propose un enseignement davantage tourné vers la technique, le jeu et l’esthétisme que vers la self-défense et le combat
  • Des disciplines à la fois très originales et marquées par la tradition
  • Des tarifs accessibles

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Frédéric Morin donne des cours de canne de combat et de bâton français au sein de l’ASCA (Association Sportive de Canne d’Arme). Quand j’ai entendu pour la première fois l’expression « canne de combat » j’ai songé aux apaches, ces voyous du début du 20ème siècle, et aux bourgeois en haut-de-forme de la Belle Époque qui se servaient parfois de leur canne pour se défendre. Le bâton français en revanche ne m’évoquait que peu de choses. Le bâton à deux mains était pour moi une arme issue des arts martiaux asiatiques. Au plus pensais-je au Petit Jean de Robin des Bois armé de son bâton. La canne de combat fait 95cm et se tient à une main. Son maniement se rapproche de celui de l’épée en escrime. Elle est utilisée en assauts lors desquels l’objectif est toucher son partenaire sans se faire toucher, en comptant le nombre de points marqués. Le bâton, lui, fait 140 cm et se tient à deux mains. Il est plus spectaculaire que la canne et incorpore une dimension de « jonglage » et de manipulation purement esthétique. L’angle choisi par Frédéric dans son enseignement n’est pas celui du combat, de la self-défense ni de la compétition mais plutôt celui de la technique, du jeu et de l’esthétisme. Les cours sont donc à la fois accessibles et très riches techniquement. Canne ou bâton ce sera à vous de choisir votre arme de prédilection!

Deux disciplines aux origines anciennes

Avant de rentrer dans les détails, je vais essayer de caractériser rapidement ces cours de canne et de bâton. La canne et le bâton tels qu’enseignés par Frédéric Morin à l’ASCA sont des disciplines à la fois ludiques, techniques et artistiques. On est là plus dans le sport que dans l’art martial pur; plus dans le jeu que dans le combat; plus dans la recherche de qualités techniques et esthétiques que dans l’efficacité de la self-défense.

Il s’agit de disciplines dont il est impossible de trouver la source originelle. En effet, bâtons et cannes ont de tout temps été utilisés comme moyens de défense. En revanche il est possible d’identifier pour la France quelques moments et traditions auxquels ces deux armes se rattachent. Il y a d’abord eu les salles d’armes du Moyen-Âge dans lesquelles on pratiquait le combat au bâton. Plus tard on enseignera la canne de combat dans les salles d’escrime comme initiation à l’épée. À partir du 19ème siècle, la canne est fréquemment pratiquée en complément de la boxe française tandis que le bâton se retrouve parmi les éléments de l’école de gymnastique française naissante. Enfin, ces deux disciplines seront modernisées et codifiées à partir des années 1970. Parler de l’historique est important car Frédéric voit aussi son enseignement comme la transmission d’une tradition qui fait partie du patrimoine culturel et martial français, même si bien évidemment des techniques et disciplines comparables se retrouvent aux quatre coins du globe.

Bâton français: échange entre partenaires

Du fun et de la technique (et aussi des assauts)

Lors de chaque cours (4 par semaine) il est possible de pratiquer la canne ou le bâton. Certains pratiquants aguerris passent de l’une à l’autre suivant les cours même si en phase d’apprentissage il est préférable de se concentrer sur une arme. Au début du cours auquel j’assiste les élèves prennent chacun une canne et font quelques tours de gymnase en la faisant tournoyer pour échauffer le poignet. Frédéric propose ensuite quelques manipulations lors desquelles l’élève doit faire passer la canne dans son dos. Les mouvements ne sont pas sans rappeler quelques scènes de nunchaku de Bruce Lee!

bâton à deux mains à Paris
Crédit photo: ASCA

Ce samedi matin il y a une quinzaine d’élèves, essentiellement des trentenaires et quarantenaires mais aussi deux jeunes ados. Frédéric me dit que la majorité des membres du club ont entre 24 et 35 ans. A noter qu’à l’ASCA les pré-ados et ados suivent les mêmes cours que les adultes. Le bâton et la canne sont très accessibles et les pratiquants viennent de tous les horizons: des personnes voulant reprendre une activité physique, des boxers, des pratiquants d’arts martiaux…  Une fois l’échauffement terminé les groupes se séparent en deux: ceux qui pratiqueront la canne et ceux qui pratiqueront le bâton.

En les regardant je me rends compte à quel point les coups dans ces deux disciplines sont codifiés. On ne peut porter un coup n’importe comment, à la fois pour des raisons de sécurité mais aussi pour favoriser la qualité esthétique et technique des échanges entre partenaires. Les coups doivent être armés, c’est à dire qu’ils doivent partir de derrière la ligne des épaules, afin de laisser davantage de temps pour parer ou esquiver. En bâton, les trajectoires obliques sont prohibées, le coup doit être porté verticalement, horizontalement ou en piqué. Le bâton ajoute une dimension supplémentaire à la canne, celle des manipulations du bâton que l’on peut faire tournoyer dans ses mains. On se rapproche là du jonglage et des arts du cirque. Cela contribue pour beaucoup à sa dimension esthétique et technique. La canne elle, proche de l’escrime, se prête mieux aux matchs et aux assauts. Je dois dire que lors de ce petit aperçu le bâton me séduit davantage, de par son côté spectaculaire, même si la canne a l’air aussi très fun.

Canne de combat: les tireurs ont reçu la consigne de réaliser des voltes (tour sur soi-même) durant l’échange

Durant le cours, les conseils de Frédéric aux bâtonnistes sont très techniques: position et écartement des mains sur le bâton, déplacements pour réaliser le coup, angles des bras… Rien n’est laissé au hasard. Mais il me dit que le rapport entre technique pure et assauts est variable selon les cours et que certaines séances sont plus « rugueuses ». Ce jour-là les trente dernières minutes du cours sont justement consacrées aux échanges en binôme: les cannistes qui peuvent être amenés à toucher le partenaire revêtent des masques d’escrime et des gants, les bâtonnistes eux ne toucheront pas ce jour-là et se concentrent sur l’exécution technique des coups.

Également sur Haut Les Cours: pour les plus puristes on pense évidemment au kendo, et en particulier aux cours de Cyril Edou.

Site web de l’ASCA

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