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  • MKTEAM, 91 boulevard Poniatowski, Paris 12 (MMA Factory), M° Porte de Charenton (Ligne 8)

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  • Année: 450€ (Licence 50€ non-comprise)
  • Mois: 70€

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Haut les cours ! aime

  • L’accent mis sur le travail entre partenaires, appréciable dans cet art martial d’opposition.
  • Les très nombreux créneaux horaires
  • Un protocole d’apprentissage pour chaque niveau de pratique.

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Olivier Michaïlesco est un de pionniers du jiu-jitsu brésilien en France. Le jiu-jitsu est un véritable art martial d’opposition reposant essentiellement sur le travail au sol. Même si la majorité des combats en compétition se jouent aux points, l’objectif ultime est la soumission du partenaire/adversaire, au moyen de clés d’articulation et d’étranglements. Normalement je ne me sentirais pas très chaud pour un art martial où il est question de clés de genou, de cou ou visant toute autre jointure sensible du corps humain. Je tiens à mes articulations! Mais je dois dire que le cours d’Olivier auquel j’ai assisté m’a donné envie d’essayer, les pratiquants sont  respectueux les uns des autres, la démarche promue est celle du partenariat plus que de la confrontation. Olivier est également très attentif aux débutants en leur proposant un cursus qui leur permet d’aller progressivement vers des techniques plus complexes tout en travaillant en sécurité. Pour les jiujitsuka plus avancés ou compétiteurs, le niveau élevé de nombreux pratiquants permet d’avoir toujours un adversaire à sa hauteur. Les cours d’Olivier sont donc selon moi un excellent cadre pour débuter ou progresser dans cet art martial “rugueux” qu’est le jiu jitsu brésilien.

 Le jiu jitsu brésilien, une des disciplines phares de la MMA Factory

D’abord judoka, Olivier Michailesco a commencé à pratiquer le jiu jitsu brésilien en 1998, peu de temps après son apparition en France. Il est aujourd’hui le responsable de la section du MMA Factory. Outre ses activités au Cercle il est également entraîneur de l’équipe de France de Ne-Waza (une des composantes du ju-jitsu japonais).

Le jiu-jitsu est souvent qualifié de jeu d’échecs humain. Le but ultime est de soumettre l’adversaire, c’est-à-dire de le contraindre à abandonner le combat par une clé d’articulation ou un étranglement. Mais pour en arriver là il faut une succession de “coups” mûrement réfléchis et correctement exécutés, parfois en profitant d’une faute ou d’une erreur d’inattention de l’adversaire, comme aux échecs. Par exemple, partant d’une position de garde fermée, par essence très défensive (on est sur le dos et l’on enserre le tronc de l’adversaire avec ses jambes), il faudra jouer les “coups” suivants successivement: contrôler les bras de l’adversaire, puis commencer à ouvrir sa garde tout en conservant un minimum d’emprise sur l’adversaire avec les jambes, entreprendre de se désaxer grâce à une “langouste” (un déplacement au sol), puis enfin ouvrir sa garde en plaçant les pieds sur les hanche de l’adversaire. Et la soumission est encore loin, il faudra peut-être jouer encore quelques dizaines de “coups”!

Certes on peut qualifier le jiu jitsu brésilien de jeu d’échecs humain mais les qualités athlétiques et la corpulence demeurent des facteurs déterminants.
Olivier met néanmoins un bémol en ce qui concerne l’analogie avec les échecs et une vision trop cérébrale du jiu jitsu qui voudrait que la technique puisse toujours contrebalancer le physique. Au-delà d’un certain seuil, les différences de gabarit et de condition physique deviennent très difficiles à compenser, quelles que soient les qualités techniques du combattant.

La pédagogie d’Olivier: cursus pour chaque niveau, mise en situation de combat et démarche partenariale

Le cours du mercredi soir que donne Olivier et auquel j’assiste a lieu dans l’un des dojos du Cerce Tissier. Ce soir-là on compte une trentaine d’élèves, un cours calme me dit Olivier, les pratiquants peuvent être beaucoup plus. On compte tout de même cinq filles, c’est un bon ratio pour cet art martial très masculin.

La pédagogie d’Olivier est très structurée et s’appuie sur la codification désormais complète des techniques et mouvements de jiu-jitsu (ce qui n’était pas forcément encore le cas il y a quinze ou vingt ans). A chaque niveau de pratique (débutants, intermédiaires et avancés) correspondent des arborescences qui, partant d’une technique ou d’une position de base, se ramifient en variations plus ou moins complexes. Cela permet aux débutants d’avancer dans le cursus de manière progressive et méthodique.

jiu jitsu bresilien olivier michailesco
06 janvier 2011 : Jiu Jitsu brésilien, avec Olivier MICHAELLESCO. Cercle Tissier, Vincennes (94), France

Olivier me dit que pour acquérir une technique il y a grosso modo deux solutions: soit la répéter spécifiquement et mécaniquement un grand nombre de fois avec un partenaire, soit essayer de la “sortir” dans une situation de combat. Olivier me confie préférer cette seconde option. Je ne peux que l’approuver, cela rend l’enseignement moins aride.

Il faut dévier la force plutôt que de se mettre en opposition
Tout ceci demande une bonne exécution. La précision des positions, des angles du corps, des directions des mouvements est essentielle. Ici le jiujitsu se sépare radicalement des échecs. Aux échecs si vous avez trouvé le meilleur coup à jouer, il vous suffit de déplacer la pièce. Au jiu jitsu même si vous avez réfléchi au meilleur coup, il reste encore à le réaliser. Et là il y a peu de place pour l’à-peu-près , un genou positionné selon un mauvais angle, un levier mal placé et donc inefficace peuvent faire échouer un mouvement. De même, un instant de déconcentration peut transformer un avantage en situation dangereuse.

Dans nos cours, les personnes ne viennent pas pour se confronter, elles viennent avant tout pour pratiquer.
Rappelons-le, le jiu jitsu brésilien est un art martial “rugueux”, d’opposition. On y utilise clés d’épaule, de genou, de cheville, de cou et autres étranglements. Le côté potentiellement traumatisant pour les articulations aurait plutôt tendance à me refroidir mais je n’aurais aucune réticence à travailler dans le cours d’Olivier auquel j’ai assisté. Les pratiquants sont très respectueux les uns des autres. Les niveaux ont tendance à se mélanger et les plus avancés semblent plutôt bien s’occuper des débutants. A un moment, je vois un ceinture bleue faire signe à un tout jeune ceinture blanche essayant de se faire oublier dans un coin, de le rejoindre pour travailler.

arborescence jiu jitsu garde fermée
Une partie (seulement!) de l’arborescence des mouvements possibles à partir d’une position défensive de garde fermée (merci à Matthew Corley pour cette illustration)

Olivier tient énormément à promouvoir une approche partenariale du jiu jitsu car elle est la plus adaptée à la progression dans le cadre d’un cours loisirs. Il s’agit de travailler ensemble, pas de s’affronter. Deux jiujitsuka se considérant comme adversaires risquent de passer une bonne partie du combat, bloqués dans une position, personne ne voulant lâcher du lest pour permettre à la situation d’évoluer. C’est très bien pour développer le physique et la ténacité, c’est moins bon pour la technique! D’ailleurs Olivier parle de “jeux” faisant intervenir la créativité pour parler des affrontements entre partenaires. C’est ainsi que l’on progresse le mieux techniquement.

C’est une discipline dure, j’essaie de mettre les débutants dans une situation de réussite pour qu’ils ne se découragent pas.

Après le travail technique spécifique en binôme, les randoris, c’est-à-dire les combats démarrent. Pour la séquence qui vient seules certaines clés seront autorisées, voilà qui me rassure pour les ceintures blanches peu expérimentées! Les randoris durent six minutes, cela permet donc un travail physique relativement prolongé mais également de changer de partenaire plusieurs fois durant la séance.

Olivier se met en quatre pour la section: création de nouveaux créneaux, stages… et des efforts pour attirer les filles!

Olivier a eu véritablement à cœur de développer le jiu jitsu brésilien au sein de la MMA Factory et de multiplier les créneaux de pratique. Il y a pas moins de onze cours dirigés dans la semaine : deux sont dédiés spécifiquement aux bases (les lundi et mercredi à 19h45) et un aux filles. A cela s’ajoutent cinq entraînements libres encadrés. Olivier dirige les cours du mercredi soir ainsi que les cours du matin et de l’après-midi en semaine. Pour les  créneaux qu’il n’assure pas lui-même il a mis en place une équipe de professeurs. Il est très pro-actif dans sa gestion du planning, n’hésitant pas à introduire de nouveaux cours quand la demande des élèves est suffisamment importante.

On l’a dit, le jiu jitsu reste un sport très masculin. La section compte néanmoins plus de filles que la moyenne des clubs de jiu jitsu et Olivier souhaiterait féminiser davantage la pratique, le cours dédié au filles étant une première étape. On lui souhaite de réussir car il n’y a pas de raison que les clés d’articulation et les strangulations soient réservées aux garçons!

Et aussi sur Haut les cours… Et si vous souhaitez découvrir un autre art martial brésilien moins axé sur l’opposition, jetez donc un oeil à l’article de Haut les cours! sur les cours de capoeira de Bamba Niang.

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