Lieux et horairesTarifsOrganisation du cours
  • Les Mots, 4, rue Dante, 75005 (métro Maubert-Mutualité, ligne 10)
  • Les ateliers sont organisés durant toute la semaine, de 12h à 22h.
  • Ateliers d’écriture (10 séances de 2 heures): 300 euros
  • Stages d’écriture (sur un week-end): variable (180-250 euros)

Ces informations sont fournies à titre indicatif: contactez le professeur grâce au formulaire ci-dessous (bouton contact) pour toute question.

  • Une douzaine de participants par atelier.
  • Du travail personnel en dehors de l’atelier peut être demandé aux élèves.

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On aime

  • La variété des ateliers
  • La diversité des motivations et des objectifs des élèves: l’école est vraiment ouverte à tous
  • Un très beau lieu

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Les Mots est un lieu à mi-chemin entre l’école d’écriture et le café littéraire. Le concept est simple, permettre à tous de suivre des ateliers d’écriture sur des thématiques très diverses, donnés par des auteurs reconnus et publiés. Le projet des fondateurs est de populariser ce type d’ateliers et de dédramatiser l’acte d’écrire. Et ils semblent en passe de réussir leur pari. Le public est en effet très divers, les participants viennent avec des objectifs variés. Tous n’ont pas un projet de roman ou de nouvelle en cours, loin de là: certains ont simplement des velléités d’écriture, d’autres encore écrivent dans le cadre de leur activité professionnelle et veulent progresser… Pas besoin donc d’avoir l’intention de publier un livre pour pousser la porte de l’école! Et les tarifs sont relativement abordables, ce qui participe de l’objectif de démocratisation des Mots.

Une école pour populariser les ateliers d’écriture

Les Mots ont été créés en 2017 avec la volonté de rendre plus accessibles les ateliers d’écriture. Le concept est novateur à Paris puisque c’est la première fois qu’un lieu propose une offre aussi riche. L’école repose sur les principes suivants:

  • Les ateliers sont ouverts à tous: que l’on ait un projet d’écriture en cours ou non, que l’objectif soit d’être publié ou que l’on écrive pour le plaisir.
  • Les enseignants sont tous des auteurs ayant déjà publié: c’est la conviction des fondateurs que ce sont les plus à même d’enseigner l’écriture.
  • Un vaste choix d’ateliers: le catalogue permet de pratiquer différents genres littéraires (nouvelle, théâtre, poésie, scénario, polar, science-fiction…), de traiter un sujet en particulier (le voyage, le fait divers…) ou encore d’aborder des techniques plus générales de structuration d’un texte ou d’un roman (comment mettre en forme son histoire ? maîtriser la narration et les points de vue…).

Outre la thématique de l’atelier, une manière de faire son choix est tout simplement de se déterminer en fonction de l’intervenant, sur la base des atomes crochus qu’on peut avoir avec lui ou elle à la lecture de ses livres. Chaque atelier se déroule sur dix semaines, à raison d’une séance de deux heures hebdomadaire. En moyenne, une vingtaine d’ateliers différents est proposée. Pour écrire cet article j’en ai donc choisi deux qui me semblaient adaptés aux personnes voulant se lancer dans l’écriture ou éprouvant quelques blocages: celui de Sonia Feertchak sur les techniques permettant de débloquer l’écriture et celui d’Arnaud Delalande sur la manière de raconter une histoire.

Exposés théoriques et exercices pratiques

Même si chaque intervenant est libre d’organiser son cours comme il l’entend la norme semble être une première heure de cours théorique et magistrale et une seconde heure consacrée à la pratique. Cette deuxième heure est à mon sens le cœur de l’enseignement. Typiquement, les élèves auront 30 minutes pour écrire un texte répondant aux consignes de l’exercice; puis pendant la demi-heure suivante, chacun lira aux autres ce qu’il a écrit. C’est un autre aspect intéressant de l’enseignement: amener les personnes à partager ce qu’elles ont produit. Ce n’est pas forcément facile au départ mais cela permet d’apprendre à moins se censurer et permet d’obtenir des retours bienvenus sur ses écrits. Cela se fait de toute manière dans une atmosphère de grande bienveillance et les deux heures de la séance ne permettent pas toujours à chacun de lire son texte. Que les plus timides se rassurent donc ils auront la possibilité de faire l’impasse même si la lecture aux autres est encore le meilleur moyen de se désinhiber. Les échanges se poursuivent en dehors de l’atelier et les élèves sont invités à partager leurs textes sur un dossier en ligne afin d’obtenir les remarques du professeur ou des autres participants.

Lors de la première séance de son atelier dédié aux techniques permettant de débloquer l’écriture, Sonia Feertchak propose l’exercice suivant: choisir un mot, n’importe lequel et, en vingt-cinq minutes, écrire un texte en partant de ce mot. C’est exercice est très simple mais assez fécond, cela pousse aux associations, aux digressions… Les élèves partent de mots au contenu émotionnel fort, souvent rattachés à l’enfance, aux souvenirs ou a des expériences plaisantes, et sur lesquels on a naturellement des choses à dire. Si bien qu’en seulement vingt-cinq minutes on a le sentiment d’avoir avancé sur le chemin d’une écriture moins bloquée et plus libre.

Dans l’autre atelier auquel j’assiste, celui d’Arnaud Delalande, l’objectif est un peu différent puisqu’il s’agit de travailler sur la manière de raconter une histoire. Ici l’exercice est un peu moins libre puisqu’il s’agit d’écrire le synopsis d’une histoire, c’est-à-dire quelques lignes répondant aux fameuses questions « Qui? », « Quoi? », « Où? », « Comment? », « Pourquoi? ». Mais dans les deux cas, l’atelier de Sonia Feertchak comme celui d’Arnaud Delalande, l’objectif prioritaire est d’enseigner des techniques directement applicables: que ce soit pour débloquer le flux de l’écriture ou pour construire une histoire qui se tienne et respecte les principes de la « dramaturgie ».
les mots une école d'écriture à paris
Crédit photo: Les Mots

Des profils et des motivations très divers

Les profils des élèves sont très divers. Le public est hétérogène du point de vue des âges ou des occupations professionnelles, l’école semble notamment plutôt bien réussir à attirer les jeunes actifs. Mais ce qui m’a le plus surpris était la diversité des motivations des apprentis écrivains. Je m’attendais à un public de personnes ayant toutes un manuscrit de roman dans un tiroir. Il y en a évidemment, mais beaucoup viennent simplement parce qu’elles aiment écrire, sans pour autant avoir de projet de nouvelle ou de roman. D’autres ont des motivations liées à leur travail: une psychologue qui écrit pour elle-même mais qui dans le cadre de son travail doit aussi écrire des parcours de vie de patients, une créatrice de start-up qui veut en savoir plus sur le story-telling pour raconter l’histoire de sa boîte, une journaliste écrivant du contenu éditorial pour des marques, un réalisateur de télévision parfois amené à écrire… Les Mots ne sont pas les seuls à avoir ressenti le besoin de combler un vide dans la formation à l’écriture en France. Ces dernières années de nombreuses formations de creative writing, sur le modèle anglo-saxon, ont ainsi vu le jour.
Malgré la diversité des motivations, certains besoins sont récurrents: une partie des élèves exprime le besoin de contraintes pour se tenir à un rythme d’écriture et l’atelier leur mettra le pied à l’étrier; d’autres n’ont pas de difficulté à écrire mais ont du mal avec le travail préliminaire de structuration pourtant nécessaire quel que soit le genre; il y a les élèves qui manquent de confiance en eux et à qui ces ateliers permettront de dédramatiser l’écriture…
L’écriture c’est une succession d’arbitrages: il faut faire des choix à chaque moment pour fermer petit à petit les possibles: quel genre employer, quel point de vue adopter, quel style choisir, quel enjeu mettre au premier plan, quelle résolution apporter…?

Site web des Mots

Également sur Haut Les Cours: Thibault Malfoy propose des ateliers d’écriture ainsi qu’un accompagnement personnalisé aux aspirants écrivains. Dans les cours de photographie d’Émeric Lhuisset on cherche également à développer une démarche et un langage personnels, non plus par l’écrit mais par l’image.

 

Les recommandations de Haut Les Cours: Maria Popova a soigneusement consigné les conseils données par différents auteurs aux aspirants écrivains (en anglais, mais la plupart de ces conseils sont disponibles en français avec une petite recherche Google).

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