Trois journées de dessin dans Paris

Originaires de Montpellier, Silène et Pascal ont profité de quelques jours de vacances à Paris pour utiliser une partie du crédit de leurs pass Culture. Leur choix s’est porté sur un stage de trois jours de dessin en perspective.

Ce stage leur a permis de découvrir la capitale autrement, du parvis de la BNF au pont de Bir-Hakeim, en passant par les ponts métalliques du canal de l’Ourcq, le tout sous l’œil bienveillant et expert d’Amaury Brumauld, le professeur (notre article sur ses cours, le site perso d’Amaury). Etudiants en sciences, les deux jeunes qui voulaient développer leur regard et acquérir des éléments techniques semblent conquis. Et il leur reste encore plus de la moitié de leur pass à dépenser ! Silène pense s’en servir pour payer ses livres.

Pascal et Silène suivant les conseils d’Amaury

Le premier jour, Amaury a emmené ses deux élèves sur le parvis de la BNF. Les volumes sont en effet assez simples à appréhender et se prêtent bien à une découverte de la discipline. Assis sur leurs tabourets, Silène et Pascal apprennent peu à peu à être attentifs aux volumes, proportions et points de fuite. Rester sur place tout l’après-midi leur permet de réaliser quelques dessins différents.

Du dessin d’observation avant tout

Amaury insiste, il s’agit de dessin d’observation. L’idée n’est pas de produire un dessin froid comme pourrait l’être un dessin d’architecte, mais de représenter le réel sans négliger l’imaginaire et le narratif. Pour varier les vues de la capitale Amaury préfère se rendre avec ses élèves au musée Maillol, sur le quai d’Austerlitz ou le long de la Coulée verte, plutôt qu’à Montmartre ou aux pieds de la tour Eiffel, lieux vus et revus.

Exercices d’entraînement

Après avoir étudié et dessiné le pont de Bir-Hakeim le deuxième jour, Pascal et Silène ont terminé leur stage sur les bords du canal de l’Ourcq. Amaury commence par leur proposer quelques exercices d’entraînement, à la terrasse d’un café. Il dessine des volumes vus de haut et leur demande de dessiner ce qu’ils verraient avec le regard d’un chat traversant ces espaces.

Ensuite, il les met au défi et leur demande de représenter le pont de Bir-Hakeim de mémoire en vingt minutes maximum, ce qu’ils font sans trop de difficultés. Ils partent finalement poser leurs tabourets face à un pont et commencent à le dessiner.

Si Pascal et Silène en sont restés au crayon, Amaury propose à ses élèves de s’essayer à l’aquarelle ou au crayon de couleur, dès lors qu’il sent que la technique est suffisamment ancrée. Précisons également que le matériel doit ici être apporté par les élèves, sur les recommandations du professeur.