Horaires et lieux
- Cours débutant :
- Classe Perls débutant mardi 20h-22h30: Studio Buenos Aires; 54, avenue Philippe Auguste, 75011
- Classe Johnstone débutant: jeudi 20h-22h30: Studio Buenos Aires; 54, avenue Philippe Auguste, 75011
- Cours intermédiaire (1 an minimum d’impro):
- Classe Johnstone intermédiaire: mardi 20h-22h30: Théâtre du Gouvernail; 5, passage de Thionville, 75019
Stages à venir
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Cyril donne des cours d’improvisation qui apprennent à lâcher prise et à prendre des risques. Il est nourri par une conviction : la clé d’une improvisation sincère et créative est l’attitude de l’improvisateur et la célébration de ses erreurs. J’ai trouvé que Cyril transmet un véritable plaisir du jeu.
On aime
- Le plaisir communicatif que prend le professeur
- Le spectacle à chaque fin de trimestre
- Des ateliers à la carte bimensuels sur des thématiques précises
Adopter une attitude pleine de vitalité
Cyril a un esprit critique vis-à-vis d’un enseignement figé de l’improvisation, discipline de l’instabilité par excellence, et refuse tout postulat, sauf un : celui de l’ »attitude de l’improvisateur ».
Inspiré par les travaux de Keith Johnstone, Cyril demande ainsi à ses élèves d’adopter une attitude Happy, Healthy and Sexy : motivés et amusés par leurs jeux, pleinement investis, malicieux et pleins de panache. C’est ce qu’il défend dans ses cours hebdomadaires débutants et confirmés, ainsi que dans ses ateliers ponctuels.
Selon lui, un bon improvisateur joue avec le corps et l’instinct (travail de l’attitude) plus qu’avec la tête (travail de construction narrative).
Ecoute avec tes tripes, pas avec ta tête.
Sanford Meisner
Pour les cours débutants, le premier trimestre a ainsi comme fil conducteur cette fameuse « attitude de l’improvisateur ». Le deuxième trimestre a quant à lui pour thème le travail des émotions. Au troisième trimestre enfin on met l’accent sur le groupe et l’intelligence collective.

Cette organisation de l’année m’a paru très pertinente puisque travailler les bases de l’attitude de l’improvisateur est l’introduction essentielle au travail des émotions. Cyril insiste beaucoup sur les émotions qu’il veut sincères, véritablement incarnées et vécues.
Une des erreurs des débutants est de ne pas se laisser vraiment affecter par les émotions.
Célébrer ses erreurs et prendre des risques
Selon lui un autre des torts fréquents du débutant en impro est de vouloir éviter les erreurs.
Le débutant se met à chercher la bonne idée, originale et amusante, et à planifier son jeu de façon consciente, ce qui conduit à des lieux communs dans le jeu, à une baisse de créativité et de spontanéité.
Il pense au contraire qu’il faut privilégier l’attitude, mais aussi accepter d’être vulnérable pour jouer vrai.
Les impulsions sont les choses les plus importantes que nous avons en tant qu’artiste. Arrêtez de les juger.
William Esper
Dès lors, ses exercices suivent une augmentation progressive du risque de faire des erreurs, en commençant en douceur avec des exercices d’imitation par exemple.
Dans ses exercices, Cyril est aussi un adepte du Jump and justify : se jeter à l’eau, spontanément, puis trouver un sens à ses actions.
Révéler ses partenaires
Le troisième trimestre du cours débutants est intitulé « l’intelligence collective ». Son objectif est de savoir construire une histoire ensemble, sans se gêner, en évitant la cacophonie et en instaurant une belle dynamique.
Cela repose sur les clés données au partenaire pour qu’il puisse jouer de façon fluide : l’inspirer, lui faire plaisir, l’écouter.

Lors de la séance à laquelle j’assiste je peux constater que Cyril a de nombreux exercices pour faciliter le travail à plusieurs. Par exemple il fait improviser une scène avec un personnage principal et quatre personnages secondaires. Cela aide les participants à accepter de jouer un rôle mineur, ce qui est souvent essentiel pour garantir la clarté de la scène et éviter de se marcher sur les pieds.
Quand un improvisateur est coincé, n’a pas d’idée, il ne devrait pas en chercher une, il devrait provoquer la capacité de son partenaire à donner des réponses spontanées.
Keith Johnstone
Exceller dans ses points forts
Cyril est aussi coach de formation et partisan de l’Appreciative inquiry, une méthode de conduite du changement qui ne fait pas reposer le progrès sur la résolution des problèmes mais sur le renforcement des acquis et des réussites.
Ainsi, vis-à-vis de ses élèves Cyril souhaite en priorité se concentrer sur ce qui fonctionne bien afin que leurs élèves excellent dans leurs points forts.


