Commencer à apprendre le dessin c’est intimidant. Chez Haut Les Cours on a à cœur d’aider les personnes à se lancer dans des pratiques artistiques. La bonne nouvelle pour le dessin c’est ce que ce sont les premiers essais qui sont les plus difficiles. Une fois qu’on a commencé à dessiner on n’a plus envie de s’arrêter !
Que retenir
- Apprendre à dessiner ne nécessite pas de don, c’est ce que nous pensons chez Haut Les Cours. Il suffit de suivre certains principes d’apprentissage et idéalement de prendre un cours de dessin avec un prof ayant une bonne pédagogie.
- Il est préférable de commencer par le dessin d’observation plutôt que par le dessin d’imagination.
- Pour acquérir les bases du dessin, la pratique est essentielle, dessiner doit devenir une habitude et il vaut mieux multiplier les dessins plutôt que d’en peaufiner un seul.
- Pour ce qui est du matériel de dessin, pas d’inquiétude, des fournitures sommaires suffisent.
Le talent : est-ce vraiment un don ?
En dessin on a souvent l’idée que la compétence est un don c’est à dire quelque chose qui ne peut s’acquérir à force de pratique. Ce n’est pas tout à fait vrai, si c’était le cas les cours de dessin ne rencontreraient pas autant de succès.
Point historique
Si nombre de grands artistes viennent de familles où l’on dessinait et peignait (le père de Picasso était professeur d’art et peintre, le père de Raphaël était lui aussi peintre), cela ne veut pas dire que le talent est affaire de génétique.
On peut penser que c’est la pratique très précoce et l’exposition à l’art qui ont participé à faire de Picasso et Raphaël des génies (mêmes si à ce niveau de maîtrise ils avaient forcément des prédispositions).
Le talent dépend sans doute principalement de la pratique, et notamment de la pratique précoce. Plus elle sera précoce, plus le talent sera « aisé » à acquérir.
Ensuite il faut voir ce que l’on entend par « talent ». Si par talent on entend « génie », évidemment n’importe qui ne pourra pas l’acquérir, par définition. Mais si par talent on entend « compétence », capacité à être bon dessinateur ou bonne dessinatrice, alors la barre est placée moins haut et il devient possible de l’acquérir moyennant de la pratique et une bonne méthode d’apprentissage. On peut alors rejoindre un bon cours de dessin en présentiel ou bien recourir à des ressources en ligne ou des livres de qualité.
La bonne démarche est donc de ne pas se comparer aux génies artistiques ou aux personnes qui ont manifestement des prédispositions, mais plutôt d’avoir confiance dans le fait que l’on peut devenir bon dessinateur en adoptant la bonne démarche. Avec Haut Les Cours nous cherchons justement à aiguiller les débutants vers les cours qui leur correspondront.
Le matériel de dessin indispensable pour bien débuter
Crayons, gommes et papier : la base absolue
Crayons, mines de plomb
L’avantage du dessin est de demander très peu de matériel pour débuter. Des crayons graphite (de différentes duretés et « teintes » si l’on souhaite, avec la fameuse échelle …2H, H, HB, B, 2B…) : un crayon HB sera polyvalent; pour un dessin précis et clair, optez pour un 2H; pour des noirs plus profonds, un 2B ou 4B.
La mine de plomb est très proche d’un crayon mais par rapport à lui elle permet de faire plus facilement des aplats puisqu’on peut utiliser une plus grande surface de la mine (c’est donc aussi utile pour les grands formats). La mine de plomb permet aussi des contrastes plus marqués que le crayon (c’est à dire qu’en faisant varier la pression sur le papier on peut obtenir un trait plus ou moins clair).
Gommes
Il faut aussi une gomme de bonne qualité : soit une gomme traditionnelle (celle des écoliers), soit une gomme dite « mie de pain » qui est préférée par certains dessinateurs.
Blocs papier
Et enfin un bloc papier : un format adapté à sa pratique, ni trop grand, ni trop petit. Souvent le format A3 est un bon compromis. Beaucoup de cours de dessin ne vous demanderont pas d’avoir davantage au début que ces trois éléments: crayon, gomme, bloc papier.
Les autres accessoires
Si on veut renouveler son dessin on peut utiliser les outils suivants :
- Le fusain et fixatif : on pourra s’essayer au fusain (souvent des branches de saule carbonisées pour le fusain naturel). Le fusain est idéal pour les esquisses, il permet des corrections puisqu’il s’estompe et s’efface facilement. Une limite cependant, comme le fusain s’estompe facilement il faut utiliser du fixatif en aérosol pour pouvoir conserver les dessins.
- Craie blanche ou crayon blanc : le contraste est inversé, la crayon marque les zones éclairées au lieu de marquer les zones sombres.
- La sanguine : les crayons et craies de sanguine ont une teinte rouge terre. Elle est adaptée aux esquisses, au modèle vivant, au rendu des volumes. Combinée à une craie blanche, une pierre noire, sur un papier de couleur crème elle permet de réaliser la technique des « trois crayons » développée durant la Renaissance et qui a été très utilisée pour rendre le corps humain. Comme le fusain, la sanguine requiert l’emploi d’un fixatif pour conserver les dessins.
Apprendre à observer : le secret des bons dessinateurs et dessinatrices
Dessiner ce que l’on voit, pas ce qu’on conceptualise
En dessin on entend souvent l’expression « dessin d’observation« . On l’oppose au « dessin d’imagination ». Le dessin d’observation c’est celui qui repose sur un modèle. On observe un modèle vivant, une nature morte, un paysage, une statue (par exemple dans un musée), une toile de maître, une photographie… et on dessine ce modèle. Les cours de dessin mette souvent en avant l’une ou l’autre de ces facettes: « dessin d’observation » ou « dessin d’imagination ».
En dessin d’observation on doit donc observer vraiment le modèle et ne pas partir d’une idée pré-conçue. Par exemple si je suis en face d’un buste je pourrais me dire : « je sais comment une tête est faite: il y a un nez, une bouche, deux yeux, un cou qui fait à peu près cette taille… » et partir de cette idée de ce qu’est un buste sans vraiment prendre le temps de regarder ce que j’ai en face des yeux. Or ce n’est pas la bonne manière de procéder.
Faire du dessin d’observation c’est s’efforcer de prendre le temps de regarder ce qu’on a devant les yeux. On passe du temps à interroger chaque courbe, chaque ombre, chaque zone claire… On prend aussi le temps de bien prendre les proportions.
Exercices pratiques pour développer son œil
Les exercices ci-dessous, sélectionnés par Haut Les Cours auprès de divers.e.s professeur.e.s de dessin, vous apprendront justement à développer vos capacités d’observation.
Exercice: Dessinez les objets qui vous entourent
Cet exercice peut se faire en 10-15 minutes, tous les jours ou tous les deux jours. Prenez une feuille, un crayon ou un marqueur (on peut prendre un marqueur car l’exercice ne demande pas de gommer pour corriger) et dessinez un objet que vous voyez depuis votre place assise: un ordinateur, une armoire, un appareil ménager, une plante…
Important, si par exemple vous choisissez de dessiner votre cafetière ne partez pas de l’idée que vous vous en faites. Non, dessinez la cafetière telle que vous la voyez devant vous. Ne décomposez pas non plus la cafetière en ses éléments : par exemple « je dessine le support, puis la carafe, puis le couvercle, puis l’alimentation électrique… » En revanche vous pouvez décomposer ce que vous voyez en formes géométriques simples : est-ce que je vois un cercle, des cercles superposés, des parallélépipèdes ? L’important étant toujours de partir de ce qu’on voit.
Dans le cadre de cet exercice vos traits doivent être propres et précis, évitez les traits frénétiques et les hachures, il faut qu’on puisse repérer clairement la ligne de votre dessin.
Exercice : Apprendre à ne pas bouger la tête
Quand on dessine un modèle réel (par opposition à un modèle sur photographie où le problème se pose moins) il est important de ne pas changer de place ni même de bouger la tête pendant qu’on dessine. Il faut que vos yeux voient strictement la même chose durant toute la pose. Quand votre regard passe du modèle à la feuille il est bien d’éviter que votre cou ne bouge. Seuls les yeux de la dessinatrice doivent être mobiles. C’est particulièrement important si vous suivez un cours de dessin d’après modèle vivant. Hors de question de changer de place durant la pose.
Exercice : Dessiner un modèle à l’envers
Pour se détacher des idées préconçues qu’on a sur les modèles, rien de tel que de prendre une photo (d’un animal, d’un humain, d’un objet), de la retourner et de dessiner ce que l’on voit. Ainsi on ne peut plus se reposer sur l’idée qu’on se fait du modèle, il faut forcément dessiner ce qu’on a sous les yeux, c’est à dire un objet qui a perdu son sens habituel (Anne Karin m’a fait découvrir cet exercice qu’elle fait réaliser à ses élèves).
Exercice : Plisser les yeux pour mieux voir zones claires et zones d’ombre
C’est un exercice avancé qui est adapté quand on travaille sur les ombres, les lumières, les valeurs. Faire apparaître les zones sombres et les zones claires est important en dessin d’observation. Plisser les yeux pour laisser passer moins de lumière permet souvent de déterminer quelles sont les zones les plus éclairées sur le modèle.
Exercice : Dessiner à partir des vides et/ou du centre du modèle
Quand on commence à dessiner on se concentre souvent sur les contours du modèle. Ce n’est pas toujours le plus adapté, notamment pour les formes humaines ou animales. On peut aussi s’exercer en construisant autour des vides de la forme et/ou de son centre. Par exemple pour une tête, partir du trio yeux / nez / bouche et ne pas commencer par le contour.

Les 4 piliers techniques pour construire un dessin solide
La maîtrise du tracé et de la ligne
Il est important que le trait soit aussi net que possible. Cela veut dire qu’on évite que le dessin soit fait de multiples petites lignes collées les unes aux autres. On cherche à éviter les lignes brisées.
Exercice : séries de lignes parallèles
On peut commencer par un exercice très simple. On place deux points sur la feuille (7 à 10cm d’écart par exemple) et on relie ces points par une ligne droite. On répète. On peut tracer la ligne de gauche à droite ou de droite à gauche (cette dernière configuration étant plus difficile pour un droitier). On peut varier la pente de la ligne : horizontale, verticale, en diagonale.
On peut aussi tracer des séries de lignes parallèles sans placer les points, de même longueur, avec le même espace entre chacune : horizontales de gauche à droite, de droite à gauche, verticales, en diagonale. Vous ne ferez sans doute pas cet exercice dans votre cours de dessin (on ne paie pas un prof pour tracer des séries de lignes, mais faites-le chez vous !)
Exercice : Reproduire une forme géométrique à l’identique
On dessine une forme géométrique sur la feuille (un triangle par exemple) et on la reproduit à l’identique plusieurs fois. On essaie que les dessins soient aussi similaires que possible.
Quand on trace des cercles, aussi réguliers que possible, on peut faire varier la taille des cercles et voir quelles articulations travaillent. Les phalanges pour un petit cercle, puis le poignet pour un cercle plus grand, puis le coude, voir même l’épaule si on dessine un très grand cercle sur un tableau noir.
Exercice : Dessiner un objet sans lever le crayon
On dessine un objet en essayant de ne pas lever le crayon (par contre on a le droit de repasser sur une ligne déjà tracée car sinon c’est impossible). Le dessin ne sera pas forcément très beau car la contrainte est forte mais cela améliore la concentration et l’habileté. On peut même faire cet exercice sans regarder la feuille, en regardant juste l’objet.
Exercice : Tenir son crayon en différents endroits
La manière de tenir son crayon est aussi importante. Il y a la position écriture, les doigts très proches de la pointe. Cette position, on la garde en général pour les finitions du dessin. Mais en atelier on va plutôt apprendre à tenir le crayon avec les doigts très éloignés de la pointe pour avoir plus de souplesse. On peut aussi jouer sur l’inclinaison du crayon par rapport à la feuille. Plus le crayon sera à la verticale, plus le trait sera précis, plus on inclinera le crayon (c’est à dire qu’on augmentera la surface de contact de la mine avec la feuille), plus la ligne va être épaisse.
L’art de donner du volume par les ombres et la lumière
Une fois qu’on a travaillé les contours et le trait on peut s’attaquer aux ombres et à la lumière (qui s’expriment par différentes valeurs, c’est à dire des teintes plus ou moins sombres sur la feuille). La question des valeurs est très importante en dessin, au point qu’il y a des stages dédiés à cette thématique.
Pour commencer à vous entraîner vous pouvez par exemple prendre un petit objet dans votre main gauche (si vous êtes droitier) et simplement dessiner les zones d’ombre de cet objet sur la feuille, en dessinant aussi les contours de ces zones d’ombre.
La sphère est un très mon modèle pour s’entraîner. On peut commencer par dessiner la demi-teinte (« ton moyen » sur l’image ci-dessous), c’est à dire la teinte de l’objet lorsqu’il n’est pas altéré par l’ombre ni par la lumière. Puis la partie ombrée sur l’objet (« ligne d’ombre » ci-dessous). Puis l’ombre propre de l’objet sur le support (l’ombre portée par la sphère sur la table sur laquelle elle repose). On peut aussi avoir un petit reflet à la base de la sphère (c’est la lumière reflétée par la table puis par la sphère).
Pour dessiner les ombres et la lumière il est important de repérer la frontière entre zone d’ombre et de lumière (ce qu’en anglais certains appellent le terminator).
Au niveau de la réalisation, pour dessiner les valeurs (c’est à dire les teintes du blanc au noir) on peut faire un aplat : on remplit les zones sombres de manière à ce qu’il n’y ait pas de trace visible de lignes de crayon. Pour faire un aplat il faut donc appuyer modérément sur le crayon et/ou estomper de manière à ce que le remplissage soit homogène. On peut aussi faire des hachures plus ou moins marquées, avec des angles variés ou non.
Respecter les proportions (la méthode des mesures)
Quand on voit une dessinatrice tenir son crayon à bout de bras en fermant un œil elle est en train de prendre des mesures apparentes sur le modèle. Si la mesure apparente d’un élément « A » fait deux fois la mesure apparente d’un élément « B », il faut que sur la feuille l’élément « A » fasse deux fois l’élément « B », c’est aussi simple que cela.
Voici comment procéder. Face à votre modèle, tenez votre crayon entre le pouce et l’index, tendez le bras et fermez un œil. Vous pouvez alors mesurer la longueur apparente d’un élément du modèle (la tête par exemple) en faisant en sorte que la pointe du crayon soit à un bout de l’élément et le haut de l’ongle de votre pouce à l’autre bout.
Si ensuite vous trouvez un autre élément du modèle qui a la même taille apparente (toujours quand vous avez le bras tendu, le même œil fermé et sans avoir déplacé votre pouce le long du crayon), alors il faudra que sur votre feuille cet élément ait la même longueur que le premier. Si cet élément fait deux fois la longueur du premier (c’est à dire que la longueur « haut du pouce – mine du crayon » trouvée rentre deux fois dans le second élément), ce rapport de proportions doit être respecté sur votre feuille. Prendre les mesures d’un modèle est quelque chose que l’on apprend très vite dans un cours de dessin d’après modèle vivant.
Il faut aussi distinguer la question du respect des proportions du modèle de celle des proportions canoniques du corps humain. Ce sont ces proportions qu’illustrent l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Si l’on respecte ces proportions la hauteur totale du corps (incluant la tête) est censée faire huit fois la hauteur de la tête, celle de la jambe quatre fois la hauteur de la tête… Cependant on ne conseille pas d’appliquer ces proportions canoniques, pour progresser mieux vaut observer son modèle et prendre ses mesures apparentes.
La gestion des perspectives de base
La perspective est un domaine en soi de l’étude du dessin qui repose sur une théorie qu’il faut maîtriser si l’on souhaite appliquer ses lois rigoureusement. On étudie alors les notions de points de fuites et de lignes de fuites (dans le cadre de la perspective conique). Certaines lignes du dessin (les lignes qui sont orientées dans la direction du regard) doivent converger vers le ou les points de fuite. Appliquer cela strictement est assez astreignant. Là encore, dans les cours de dessin, la perspective fait souvent l’objet de plusieurs séances dédiées.
On peut néanmoins se simplifier la vie (par exemple rendre la sensation de perspective sans point de fuite). On peut même créer des effets de perspective convaincants en assouplissant la théorie : au lieu de définir un point de fuite on peut définir une « zone de fuite », plus diffuse. Ce n’est pas grave alors si toutes les lignes ne convergent pas en un point bien défini, elles peuvent converger vers une zone.
Par où commencer concrètement ? (Plan d’action)
Ce plan d’action fournit des pistes et des directions. Le plus important est surtout de rester motivé.e. Vous pouvez l’appliquer que vous ayez commencé à suivre un cours de dessin ou non.
Semaine 1-2 : Apprivoiser le trait et les formes géométriques
- Dessiner chaque jour.
- Créer une habitude: par exemple dessinez chaque jour à la même heure et au même endroit (par exemple en prenant votre café).
- Faire de petits croquis qui prennent peu de temps : il vaut mieux en faire de nombreux plutôt qu’un dessin abouti qu’on essaie de peaufiner (5 minutes maximum par dessin). Commencer par de petits voire très petits formats.
- Assurer son trait (voir les exercices de « La maîtrise du tracé et de la ligne » plus haut).
- La première semaine, faites un seul dessin par séquence de dessin (le moment que vous allouez au dessin). Au bout d’une semaine, commencez un nouveau dessin juste après avoir fini le premier. En effet, le plus dur est de commencer un dessin. En vous astreignant à en enchaîner deux vous « musclez » votre motivation et votre créativité.
Semaine 3-4 : S’attaquer aux valeurs et aux contrastes
- Pour diversifier votre pratique, commencez à expérimenter différentes techniques: passez du crayon aux feutres par exemple, ou au fusain pour découvrir l’estompage.
- Challenge : faire 100 petits dessins d’un même objet ou modèle (avec différents points de vue, on peut le retourner, le poser un peu partout, faire varier l’éclairage): de petits dessins, qui peuvent prendre une minute. On peut utiliser des couleurs, et faire des tests sur les valeurs. Même si la créativité est peu sollicitée au début de l’apprentissage du dessin d’observation, cet exercice peut permettre de la développer car il faudra vous creuser la tête pour rendre un même objet de 100 manières différentes.
- Dessiner un sujet en un temps limité, puis dans un second temps revenir sur le dessin pour le corriger (traitement de la perspective, composition, ajout de valeurs).
Semaine 5+ : Réaliser son premier projet complet
- Dessiner ce qu’on aime.
- Commencer avec un crayon peu gras type HB ou moins pour dessiner la forme. Puis passer à un crayon plus gras pour accentuer les traits.
- Faire plusieurs esquisses, surtout si c’est un sujet large et que la composition a son importance.
- Utiliser les grands principes du dessin: formes, perspective, chevauchements des formes (pour créer de la profondeur), placement, ombrage (pour mettre l’accent sur les éléments importants), contours, raccourcis (effet de perspective qui fait apparaître un objet plus court qu’il n’est)…
- Accepter l’ébauche et l’erreur et ne pas rechercher la perfection immédiatement.
6 erreurs fatales du débutant (et comment les éviter)
- Être trop perfectionniste : Au début il vaut mieux faire beaucoup de dessins que des dessins aboutis. Privilégiez les petits formats.
- Utiliser du matériel non adapté ou trop cher : Quand on débute, un bloc de papier, un crayon, une gomme (même pas forcément une gomme mie de pain) suffisent. Pas besoin de dépenser davantage ou de trop se préoccuper du matériel.
- Rechercher les recettes toutes faites : De nombreux tutoriels expliquent comment dessiner un visage, comment dessiner tel animal, comment dessiner un verre d’eau… Si à mesure que l’on pratique et que l’on se pose des questions techniques de tels tutoriels peuvent avoir un intérêt (et encore cela doit concerner un point très précis, par exemple le rendu de la peau ou des vêtements), quand on débute il vaut mieux se concentrer sur l’observation plutôt que sur l’application de recettes dédiées à un sujet précis.
- Faire des séances trop longues : Quand on débute, mieux vaut dessiner dix minutes tous les jours qu’une heure une fois par semaine. L’endurance et la motivation se construisent peu à peu.
- Choisir des sujets trop difficiles : Choisissez des sujets qui soient suffisamment intéressants pour vous permettre de progresser, mais pas difficiles au point de vous décourager.
- Aborder les aspects trop techniques du dessin : Quand on commence à dessiner il est préférable de ne pas trop se préoccuper des domaines les plus spécifiques du dessin. On peut citer l’anatomie, la théorie de la perspective, les drapés, peut-être même la composition. Vous aurez tout loisir de les aborder quand vous aurez acquis les bases du dessin d’observation.
FAQ : Vos questions fréquentes sur l’apprentissage du dessin
- Faut-il savoir dessiner pour prendre des cours ? → Non, les cours sont justement là pour vous apprendre les bases techniques, quel que soit votre niveau actuel.
- Combien de temps faut-il pour apprendre les bases ? → Avec une pratique régulière de 20 minutes par jour, les progrès sont visibles en moins de 3 mois.
- Quel est le meilleur matériel pour débuter sans se ruiner ? → Un simple crayon HB, 2B, 4B, une gomme mie de pain et un carnet de croquis suffisent largement.
- Le dessin est-il uniquement une question de talent ? → Absolument pas, le dessin est une compétence technique qui se travaille par la répétition et l’observation.
- Vaut-il mieux apprendre seul ou avec un professeur ? → Le professeur permet d’éviter de prendre de mauvaises habitudes dès le départ, accélérant ainsi votre progression.

