Lieux et horairesTarifsOrganisation du cours
  • Atelier d’Artistes Daumesnil: 140, avenue Daumesnil, 75012 Paris – Métro ligne 6 Dugommier et Daumesnil, ligne 8 Daumesnil:
    • Stage sumi-e, le dimanche, de 10h à 17h. Voir le planning des stages dans cet article.
    • Cours d’aquarelle et de sumi-e (3h): mardi 10h00-13h00; mardi 14h30-17h30 et mardi 18h30-21h30.

Ces informations sont fournies à titre indicatif: contactez le professeur grâce au formulaire ci-dessous (bouton contact) pour toute question.

  • Stages de sumi-e d’une journée: 80 euros
  • Cours d’aquarelle:
    • 40 euros à l’unité
    • Tarifs dégressifs pour 5 , 10, 15, 20, 30 et 40 séances (semestriel, annuel).

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  • L’ensemble du matériel est fourni
Calendrier des stages

On aime

  • Ruben a une connaissance approfondie de la peinture sumi-e et de l’aquarelle de par ses oeuvres et son travail de recherche universitaire
  • Un stage de peinture sumi-e et des cours d’aquarelle accessibles: grands débutants et dessinateurs confirmés partent en général de zéro
  • Ruben propose quelques exercices de méditation zen et de tai-chi à ses élèves dans les stages de sumi-e
  • Verdict: Des cours de peinture sumi-e et d’aquarelle accessibles à tous

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Ruben Fuentes est un professeur de peinture à l’encre de Chine et d’aquarelle. Il excelle dans ces deux disciplines mais dans cet article nous nous concentrerons sur son enseignement de la peinture à l’encre de Chine. Ruben Fuentes est un jeune artiste peintre cubain ayant appris la technique de la peinture à l’encre de Chine (sumi-e) auprès d’un maître taïwanais. Titulaire d’un doctorat sur le sujet, il a donc à la fois une connaissance de praticien, à travers ses œuvres, et de théoricien. Son stage de peinture d’une journée, un dimanche par mois, est une excellente introduction à cette technique. Aucune base en dessin n’est requise, le cours est donc accessible aux grands débutants. Des artistes confirmés viennent également s’initier au sumi-e auprès de lui. En suivant quelques stages avec Ruben vous devriez au final maîtriser les premières bases des paysages shanshui (les classiques paysages de montagnes et de rivières embrumés) et des Quatre Gentilhommes de la peinture orientale !

Le cours de peinture sumi-e d’un professer à la triple casquette: artiste-peintre, enseignant et chercheur

Ruben Fuentes a une triple casquette peu commune pour un professeur donnant des cours de peinture loisirs à Paris. Il est en effet à la fois artiste peintre (il expose dans les galeries Felli et Dumonteil), chercheur (sa thèse de doctorat a porté sur le sumi-e) et il enseigne la peinture à l’encre de Chine au sein de l’Atelier d’artistes de Daumesnil à Paris, dans le 12ème arrondissement. La production artistique de Ruben m’a énormément plu et je vous invite vivement à la découvrir (par exemple sur son site personnel), mais dans cet article je me concentrerai essentiellement sur son enseignement du sumi-e. Il a lancé son stage parisien mensuel à l’automne 2016. Auparavant il donnait ce cours de peinture sumi-e à Valence en Espagne (site web de ses cours en Espagne, traduction française disponible).

Le sumi-e est une tradition de la peinture à l’encre de Chine présente initialement en Chine, au Japon et en Corée. Dans ses stages, Ruben l’approche par le biais de la peinture de paysage shanshui. Il s’agit d’un mot chinois signifiant “paysage” et composé de deux racines: shan (la montagne) et shui (l’eau). Le shanshui ce sont par exemple ces paysages de montagnes nimbées de brume, au milieu desquelles courent des rivières et où les personnages humains apparaissent minuscules.

Un stage de peinture ouvert aux grands débutants comme aux dessinateurs confirmés

Le public de ses stages de peinture est très varié: grands débutants en dessin attirés par l’esthétique du sumi-e, dessinateurs amateurs qui veulent s’essayer à une nouvelle technique, diplômés d’écoles d’art qui n’ont jamais suivi d’enseignement de la peinture à l’encre de Chine et veulent combler cette lacune… Aucune base en dessin ou en peinture n’est requise pour suivre ce stage. Il s’agit sans doute d’un des cours de dessin/peinture les plus accessibles que j’ai référencés au sens où la majorité des élèves n’ont pas d’expérience préalable en sumi-e.

sumi-e d'élève confirmé
Une oeuvre de Ricardo Valle, l’un des élèves les plus doués du cours de sumi-e que Ruben donnait en Espagne

Durant le stage les élèves travaillent par la copie de maîtres chinois et japonais ainsi qu’à partir de photographies de paysages. Outre les paysages, Ruben fait aussi parfois travailler les motifs des Quatre gentilhommes. Il s’agit de quatre plantes récurrentes dans la peinture orientale: l’orchidée, le bambou, le prunier et le chrysanthème. Mais surtout ne vous attendez pas à étudier le paysage shanshui et ces quatre motifs durant un unique cours de peinture d’une journée! Ruben me dit qu’il faut consacrer au minimum  une journée à chacun de ces cinq thèmes pour en acquérir les premières bases.

Peinture d’observation, goût pour les nuances… et patience!

Avant de rencontrer Ruben et d’assister en observateur à une partie de son stage de peinture j’avais certaines idées préconçues sur le sumi-e. Je pensais qu’il s’agissait par essence d’une peinture très stylisée, intellectualisant la nature. Cependant l’approche de Ruben est bien celle de la peinture d’observation: la montagne peinte n’est pas un symbole de montagne mais une montagne réelle. Il faut s’intéresser aux particularités du paysage, jusque dans ses détails, et non coucher sur le papier un archétype de montagne. Sa pédagogie s’inspire de celle qu’a développée Betty Edwards (notamment dans son fameux livre Dessiner grâce au cerveau droit) qui vise justement à rompre avec le symbole et à s’intéresser aux particularités du sujet dessiné.

Chaque stage débute par une présentation théorique et générale de 30 minutes sur le sumi-e. Puis l’on commence à peindre. Ruben montre aux élèves comment couper des feuilles rectangulaires dans un rouleau de papier de riz au moyen de traits d’eau. Le papier se déchire très facilement et nettement là où le pinceau imbibé d’eau est passé. Il propose un premier exercice: peindre de simples montagnes au moyen de deux traits de pinceau. Il montre aux élèves comment charger le pinceau en encre. On le trempe tout entier dans l’eau, puis on plonge les deux premiers tiers  dans de l’encre diluée, enfin on trempe la pointe, le premier tiers, dans l’encre pure. On obtient ainsi trois concentrations d’encre différentes sur les trois tiers du pinceau. En le plaçant à l’horizontale on peut donc peindre une pente de montagne riche de nuances. Une fois le coup de pinceau donné, et si nécessaire, une serviette en papier permet de fixer l’encre pour éviter qu’elle ne continue de se diffuser à travers la feuille.

Travail amateur de peinture à l'encre de Chine Paris
Le travail d’une élève de Ruben à l’Atelier d’artistes

Durant sa présentation théorique Ruben a bien insisté sur le fait que le vide est primordial en sumi-e. Le blanc du papier est essentiel pour rendre la brume. Pourtant, très rapidement, la feuille des élèves (tous débutants ce jour-là) se remplit de montagnes. Soucieux d’appréhender la technique du pinceau chargé des trois nuances d’encre, ils multiplient les traits et ils ont du mal à laisser suffisamment de place aux vides. Je sens que certains élèves dont la feuille est bien remplie souhaiteraient en changer mais Ruben ne le propose pas. Il préfère que les élèves continuent de travailler les nuances (il montre à une élève débutante comment rattraper un trait trop fin et monochrome), ajoutent des détails, des contrastes, travaillent au “pinceau sec” (un pinceau fin chargé d’encre pure, parfait pour rajouter des détails, des arbres par exemple).

Ruben fait travailler par imitation. Il montre la technique et à charge pour les élèves de reproduire le geste. Il donne peu de consignes verbales, il est donc très important de bien observer la démonstration, notamment pour les débutants. S’il veut indiquer comment transformer une masse indistincte en rocher surmonté d’un arbre il va le montrer directement sur la feuille de l’élève. A charge pour ce dernier de le reproduire en un autre endroit de sa feuille pour acquérir la technique.

Un enseignement marqué par la philosophie et les pratiques zen

Le sumi-e est également très lié à la philosophie et aux pratiques zen. Ruben aime intégrer certaines de ces pratiques dans ses cours de peinture. Il fait souvent faire une méditation de cinq minutes à ses élèves pour les mettre dans une disposition d’esprit propice à la peinture : “Le zen permet de laisser de côté toute ses valises, de se placer dans une manière de vide, mais un vide positif, le vide bouddhique associé à la joie et à la légéreté.” Il propose aussi à ses élèves quelques exercices de tai-chi pour travailler la respiration, le qi qui est aussi un concept important en sumi-e.

 

Et également sur Haut les cours… Dans ses cours mensuels de dessin d’après modèle vivant, Marie-Christine Palombit introduit aussi quelques éléments de travail postural et de respiration par le biais du yoga.

 

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