Lieux et horairesTarifsOrganisation du coursSite web
  • Centre MK Danses, 40, rue Marceau, 94 200 Ivry-sur-Seine – Métro ligne 7 Pierre et Marie Curie
    • lundi de 19h00 à 20h30
    • samedi de 11h à 12h30

Ces informations sont fournies à titre indicatif. Se référer au site du professeur.

  • Carte de 10 cours : 140 euros (valable 4 mois) / 120 euros pour les étudiants, demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux
  • Cour à l’unité: 17 euros
  • Cours d’essai: 10 euros
  • Adhésion annuelle obligatoire: 15 euros

Ces informations sont fournies à titre indicatif. Se référer au site du professeur.

Deux ou trois musiciens présents à chaque cours; possibilité de participer à un spectacle de fin d’année.

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Haut les cours! aime

  • Le niveau d’expertise de Moïse: ancien danseur du Ballet national du Mali
  • Un cours tous niveaux mais relevé et exigeant
  • De très beaux locaux, flambant neufs
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Ancien danseur du Ballet national du Mali, Moïse Kourouma a une connaissance approfondie des danses de ce pays. Dans ses cours il en propose une palette très vaste, les élèves sont amenées à danser sur des rythmes issus de l’ensemble des régions du Mali. Le cours est ouvert à tout le monde. J’ai trouvé le niveau assez bon pour un cours tous niveaux; mais avec un peu d’assiduité on s’intègre très bien. Outre l’enseignement de Moïse, le talent des musiciens et les locaux très agréables sont pour beaucoup dans la qualité du cours. Le cours conviendra aussi bien aux personnes venant avant tout pour la danse qu’à celles qui souhaitent aussi en apprendre davantage sur la culture malienne.

Un cours dédié aux danses du Mali

Moïse Kourouma est le fondateur du Centre MK Danses, un centre flambant neuf situé à 5 minutes à pied de la station Pierre et Marie Curie sur la ligne 7. Il est le professeur de danses du Mali de l’école. On parle bien de danses du Mali au pluriel. En effet elles sont nombreuses et diverses. Lorsqu’il était danseur du Ballet national du Mali, Moïse a passé de nombreux mois à collecter des danses dans les différentes régions du pays. Il a donc une connaissance directe des formes traditionnelles dont peu de danseurs peuvent se targuer.

Qu’est-ce qui distingue les danses maliennes d’autres danses africaines? Moïse me dit qu’elles sont très ancrées dans le sol (il y a moins de sauts, les danseurs sont moins redressés que dans d’autres danses). Il estime aussi qu’elles accordent beaucoup d’importance à la subtilité et à l’harmonie des gestes, à l’image des danses indiennes par exemple. Elle reposent également sur l’intériorité et les émotions du danseur, qui doivent s’extérioriser dans la danse. Les danses africaines par leur dialogue avec les percussions font résonner toutes les énergies profondes et c’est pour ça qu’elles sont universelles.

Un cours tous niveaux, mais assez exigeant

Le cours de Moïse est assez mixte du point de vue des niveaux. Certaines élèves pratiquent les danses africaines depuis dix ans ou plus, d’autres ont deux ou trois années d’expérience, d’autres enfin sont débutantes. Globalement j’ai trouvé le niveau assez bon. Le jour où j’ai assisté à une séance il y avait une douzaine de personnes, de tous âges, de la vingtaine à la cinquantaine.

Un des grands atouts du cours est la qualité des musiciens. Il y a une grande complicité entre eux et Moïse, on sent qu’ils se connaissent bien! Ils sont deux ou trois à chaque cours et accompagnent les danseuses au kamale n’gnoni (un luth à six cordes), au balafon pentatonique (un xylophone), au djembe et au dum dum (des tambours), tout en chantant. Les danses maliennes sont en effet inséparables du chant. Quand l’année est un peu plus avancée, Moïse enseigne d’ailleurs des rudiments de chant malien à ses élèves pour qu’elles soient en mesure de répondre aux musiciens.

Le cours commence par un échauffement de 15-20 minutes puis, en fin d’échauffement, Moïse commence à introduire une série de pas. Chaque pas est répété pendant environ une minute, sur un rythme élevé. Une dizaine de pas s’enchaînent rapidement, sans pause. Les organismes d’échauffent. C’est à la fois une excellente manière de consolider son répertoire, d’une semaine sur l’autre, et un super exercice cardio.

Une fois l’échauffement terminé, le rythme se calme, Moïse va alors faire travailler les pas lentement. Les percussionnistes s’arrêtent et il montre la chorégraphie en chantonnant. Il prend le temps de faire répéter longuement le travail des pieds. Cela reste tout de même assez exigeant, les débutantes suivent mais il leur faudra encore de la pratique avant de réaliser les pas de manière fluide.

cours de danse africaine paris 13

Les chorégraphies que les élèves travaillent ce jour-là sont très rapides et la vitesse d’exécution est primordiale: « Là vous avez tendance à avoir une demi-seconde de retard, vous posez votre pied trop loin, ce qui vous fait perdre du temps » dit Moïse à ses danseuses. Une des chorégraphies a pour thème l’agriculture, il est attentif à l’exactitude des mouvements: « Ce geste des bras est un geste de cueillette, il faut que l’on voie que vous cueillez, c’est un geste concret, ne faites pas semblant. » Moïse me donnera ensuite quelques exemples de rythmes qu’il fait travailler et qui sont souvent spécifiques à une ethnie: le madan du sud du Mali, dansé tout particulièrement par les jeunes garçons dans certaines fêtes; le bondialan et le bara de la région de Ségou, le rukutu et le bolon issus de la région mandingue du Mali.

Apprendre à bouger et à danser différemment

Moïse souhaite par son cours transmettre la culture malienne en général et plus spécifiquement les significations et les usages de la danse dans cette culture. S’en imprégner aide à mieux danser. Par exemple, contrairement à certaines traditions de danse occidentales qui mettent l’accent sur la synchronisation du groupe, les danses maliennes sont très individuelles. Voilà pourquoi à la fin du cours, Moïse garde toujours quelques minutes pour un moment d’improvisation qui permet à chaque danseuse de venir danser au milieu du cercle formé par les autres filles. C’est en dansant seul que l’on parvient à être parfaitement à l’écoute des rythmes et de son corps.

Mon objectif c’est d’enseigner ce qu’est la danse en Afrique. En Afrique on met moins l’accent sur la mise en scène et la chorégraphie qu’en Occident. Mon travail de chorégraphe professionnel est donc séparé du mon enseignement aux amateurs. La première étape c’est d’apprendre à bouger, on ne bouge pas de la même manière en Afrique qu’en Europe.

Moïse aime travailler par séquence d’environ 6 à 8 semaines. Durant chaque séquence il travaille sur une danse ou un rythme particuliers. Il ne s’agit que de la deuxième année du cours dans les locaux d’Ivry. La première année il n’avait pu proposer de spectacle de fin d’année mais il compte bien en organiser un en 2017 (il prévoit d’organiser des répétitions supplémentaires pour les danseuses intéressées afin de ne pas prendre sur le temps du cours).

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