Lieux et horairesTarifsOrganisation du cours
  • Le « 100 », 100 rue de Charenton, 75012 – Métro ligne 8 Ledru-Rollin, lignes 5 et 1 Bastille
    • « Jouer un autre monde » : Atelier adultes, le jeudi de 19 à 22 heures.
  • Maison des musiques et arts interculturels, 27, rue de Chabrol, 75010 – Métro lignes 4, 5, 7 Gare de l’Est
    • « Raconte-moi une histoire » : Atelier enfants (7 à 11 ans), initiation au théâtre pour les enfants autour de contes japonais, chinois et d’histoires de la Réunion, le vendredi de 16h45 à 18h.

Ces informations sont fournies à titre indicatif: contactez le professeur grâce au formulaire ci-dessous (bouton contact) pour toute question.

Cotisation trimestrielle de 165 euros (tarif réduit 137, 5 euros: étudiants et personnes en recherche d’emploi). Cette cotisation est calculée sur une base de 11 séances par trimestre. Le cours d’essai est gratuit.

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Une pièce jouée en fin d’année.

Haut les cours! aime

  • L’accent mis sur les exercices corporels
  • Les élèves sont confrontés à un véritable travail de création
  • La préférence de Paul va à un répertoire contemporain exigeant… mais également à Shakespeare!
  • L’inspiration tirée des théâtres traditionnels: la commedia dell’arte, théâtres d’Asie…
  • Paul met la même exigence dans son cours amateurs que dans ses mises en scène pro

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Paul Francesconi est un jeune metteur en scène et auteur. Son enseignement se distingue à plus d’un titre de beaucoup de cours de théâtre amateurs proposés à Paris. Il aborde un théâtre très contemporain, dans les textes comme dans la pédagogie. Par ailleurs il attache une grande importance à la fonction de créateur du comédien. Les élèves du cours amateurs sont appelés à proposer, tout autant que le metteur en scène. Chaque cours comprend ainsi un exercice de création à part entière. Paradoxalement – mais ce n’est un paradoxe qu’en apparence – l’approche contemporaine de Paul est profondément nourrie des théâtres traditionnels: européens (commedia dell’arte) et asiatiques notamment. Ces traditions ont en commun de reposer largement sur le corps. On retrouve cette attention au corps dans le cours. Il s’inspire en cela de sa formation de comédien au LFTP (le Laboratoire de Formation au Théâtre Physique) et de sa pratique de la danse buto, une danse du Japon.

Le travail du corps

Paul met beaucoup de son travail de metteur en scène professionnel et d’auteur de théâtre dans ses cours amateurs. Il me dit qu’il entend proposer à ses élèves le même type de travail qu’aux troupes qu’il dirige. Cela vaut donc la peine de dire deux mots de ses sources d’inspiration. Il s’est beaucoup intéressé à l’Asie, en particulier pour ses traditions d’art performatif très physiques et chorégraphiées, où le théâtre s’approche souvent de la danse. Un de ses objectifs est de sortir d’une conception trop cérébrale du théâtre pour adopter une approche ancrée dans le corps. Il se réclame en cela de grands noms du théâtre contemporain qui ont largement puisé dans les traditions extra-européennes: Grotowski, Meyerhold, Barba…

Une des raisons de faire du théâtre amateurs est de rompre avec le quotidien. Paul considère que les exercices corporels sont de ce point de vue un très bon moyen. En trois heures de cours, on coupe vraiment. J’ai pu moi-même le constater. J’ai suivi une séance de début d’année, centrée sur le corps et étonnamment physique. Lors de cette séance Paul nous a fait faire de nombreux exercices de marche, de danse… Le cours se compose toujours de trois parties: un échauffement très complet et tonique, puis des exercices, et enfin une partie créative.

Le travail de création

Avec le travail corporel, l’accent mis sur la création est sans doute l’une des spécificités de ces cours. Les deux sont d’ailleurs liés car le training corporel permet de se reconnecter à soi et de « retrouver un présent ». C’est de cette présence à soi que peuvent surgir les idées, que l’on peut créer. Pour donner un exemple des exercices de création collective proposés, lors du cours auquel j’ai assisté, Paul a donné comme consigne à chaque groupe d’inventer une histoire muette, mettant en scène un marionnettiste et deux marionnettes et s’inspirant des exercices vus durant la séance. Les élèves avaient quarante minutes de préparation. Cela a donné lieu à des scènes réussies.

Estampe de théâtre japonais

Ce qui est important pour l’acteur professionnel comme amateur c’est d’apprendre à proposer et à créer. C’est une illusion de penser que le metteur en scène fait tout.

Un théâtre résolument contemporain

Le premier trimestre est donc consacré aux bases: corps, voix, espace, relation au partenaire, improvisation, écoute du groupe… Les textes ne sont abordés que comme matière vocale, pas encore comme matière psychologique. Cela passe essentiellement par des monologues. On apprend aussi le travail des émotions et les adresses au public. Lors de ce premier trimestre, Paul vise à donner aux élèves le goût et l’impulsion de la création, en vue de la pièce de fin d’année. Il veut en effet construire le spectacle avec eux; qu’ils proposent et créent eux aussi. La pièce est choisie en janvier. Au cours du deuxième trimestre, la première moitié du cours reste dédiée à l’échauffement et aux exercices. A ce moment de l’année il aborde souvent la commedia dell’arte. La commedia et ses personnages caricaturaux de valets, de jeunes premiers, de vieillards permet de revenir à la simplicité des caractères et des motivations humaines. Et au troisième trimestre on répète à fond le spectacle!

Peut-être parce qu’il l’est lui-même, la moyenne d’âge du cours de Paul est jeune. Il y a beaucoup de débutants et le groupe de cette année est relativement paritaire du point de vue des sexes. L’année dernière ils ont joué une pièce de Federico Garcia Lorca, Dona Rosita, un texte pour lequel le travail sur les archétypes de la commedia (valets, jeunes ingénus…) a été très profitable puisque cette pièce contenait elle-même ce type de personnages: une nourrice, une jeune première… Du côté des auteurs que Paul voudrait travailler avec ses élèves, on trouve essentiellement des contemporains dont je dois avouer que  beaucoup m’étaient inconnus: Wajdi Mouaouad, Hanokh Levin, Koffi Kwahulé, Sony Labou Tansi, Daniel Danis, Dimitris Dimitriadis, Rasmus Lindberg, Koltès… Mais également Shakespeare!

Il donne également des cours enfants dans lesquels il fait la part belle à l’improvisation. L’année passée il avait travaillé pour leur plus grande joie sur les yokai, les démons japonais!

 

Et également sur Haut les cours… Pour un autre cours inspiré par les traditions orientales, venez vous initier au sumi-e, la peinture à l’encre de Chine, lors des stages mensuels proposés par Ruben Fuentes et ouverts à tous. Et pourquoi pas combiner un cours de théâtre mettant l’accent sur le jeu corporel, comme celui de Paul, avec un cours de danse académique: classique, contemporaine ou modern jazz?

Les recommandations du professeur

  • L’Acteur invisible, ouvrage de théorie et de pratique théâtrale de l’acteur et metteur en scène japonais Yoshi Oida dans lequel il raconte notamment son expérience avec le metteur en scène Peter Brook.
  • Dona Rosita, pièce de théâtre de Federico Garcial Lorca.
  • Le lièvre blanc d’Inaba et des Navajos, un spectacle de Satoshi Miyagi créé en 2016 au Musée du Quai Branly, qui mêle la légende du lièvre blanc, l’un des mythes fondateurs japonais et une légende navajo étrangement proche. Voici le lien vers la vidéo du spectacle: http://concert.arte.tv/fr/le-lievre-blanc-dinaba-et-des-navajos-de-satoshi-miyagi-au-musee-du-quai-branly

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